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Keynes, le grand diviseur franco-allemand, par Serge Besanger (ESCE)

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03 Déc 2019
Par Fany Chanu
03 Déc 2019

Comment comprendre que l’Allemagne continue de refuser la relance budgétaire malgré les appels qui se multiplient en Europe, y compris en France ?

Une enquête récente reprise dans notre ouvrage intitulé « Stratégie financière du secteur public » révèle les divergences d’opinions de part et d’autre du Rhin sur cet outil de politique économique qui, selon la théorie de l’économiste John Maynard Keynes, doit permettre de relancer la croissance économique via un plan public d’investissement financé par l’endettement, comme cela avait été mis en place au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

En effet, les réponses 453 économistes français et allemands que nous avons interrogés soulignent des points de vue très différents sur l’efficacité de cet outil de politique.

Une efficacité diversement appréciée…

 

Près de 93 % des Français estiment que 100 euros de dépense publique provoquent un accroissement du revenu national plus important (d’où le concept de « multiplicateur » de la relance keynésienne) que la dépense initiale. Du côté allemand, une majorité (54 %) pense le contraire.

Les Français interrogés sont en outre plus de 41 % à estimer qu’un euro d’investissement public génère à moyen terme plus de 4 euros de retombées. Cette proportion tombe… à moins de 1 % en Allemagne.

Cette opinion est cohérente avec les recherches suggérant que, dans un contexte d’économie ouverte, telle l’Allemagne – mais aussi, on a trop tendance à l’oublier, la France ou encore l’Espagne – l’accroissement de la dépense publique …

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