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INSEEC GE | Les vins fins, une valeur refuge pour les investisseurs face au Covid-19 ?

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04 Mai 2020
04 Mai 2020

Beaucoup d’articles de presse ont vanté ces dernières semaines la stabilité des cours des vins fins. Alors que les actions et même l’or – valeur refuge par excellence – chutaient brutalement dès le début de la crise du Covid-19, l’indice Liv-ex des vins d’investissement ne cédait que de 2 à 3 %. L’expression safe haven (valeur refuge) a par conséquent été largement utilisée pour décrire ce marché.

Le marché des vins fins reste actuellement dominé pour moitié de grands crus bordelais et pour 20 % de vins de Bourgogne, les 30 % restants se composant des crus les plus prestigieux des autres régions viticoles du monde, notamment de Champagne et d’Italie.

Evolution du MSCI World et du Liv-ex Fine Wine Investables Index (tous deux en euros) entre début avril 2019 et début avril 2020 (base 100).

Face à l’ampleur de la crise actuelle, peut-on cependant imaginer que cette relative stabilité perdure ? Ne faut-il pas au contraire s’attendre à une sévère correction des cours des vins fins dans les semaines à venir ? Selon une étude récente (à paraître) de la European Association of Wine Economists (EuAWE), il y a deux façons de répondre à ces questions : l’une basée sur l’analyse des déterminants fondamentaux des prix des vins fins ; l’autre sur une comparaison avec les crises antérieures.

Une demande sensible à l’évolution des revenus

 

Une baisse du prix des vins fins pourrait provenir à la fois d’une hausse de l’offre et d’une baisse de la demande. Du côté de l’offre, si la production devrait rester stable, puisque la viticulture fait partie dans tous les pays producteurs des secteurs stratégiques dont l’activité ne s’est pas interrompue pendant le confinement, les mises sur le marché de vins fins pourraient s’accélérer.

En parallèle, les mises sur le marché de vins fins seraient alimentées par les ventes des stocks du secteur de l’hôtellerie-restauration, dont l’activité s’est arrêtée avec des perspectives de reprise très incertaines.

Nombre d’acteurs de ce secteur possèdent des caves très fournies. Vendre une partie de leurs stocks afin de générer la trésorerie nécessaire pour traverser cette crise s’avère une possibilité évidente. En cas de faillites d’établissements, c’est l’ensemble du stock qui serait vendu, alimentant ainsi l’offre sur le marché des vins fins.

Au-delà de ce secteur, tous les possesseurs de stocks de vins fins, particuliers comme investisseurs, pourraient procéder de même pour compenser d’éventuels effets négatifs de la crise sur leurs revenus…

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