Menu

ESCE | « Quand on parle de monétisation de la dette, il faut bien distinguer base monétaire et masse monétaire »

dette
crise
monnaie
13 Juil 2020
Par Fany Chanu
13 Juil 2020

Les économistes Alexandre Sokic et Mihai Mutascu montrent, dans une tribune au « Monde », que la création monétaire massive des banques centrales n’a que faiblement amplifiée la masse monétaire en circulation, et encore moins la hausse des prix.

Tribune. Face à la pandémie, la plupart des pays développés ont rapidement apporté un soutien budgétaire massif ç leurs économies. Très vite, les banques centrales se sont engagées à intervenir fortement en appui des efforts budgétaires menés par les gouvernement. On parle alors de monétisation des dettes publiques, et beaucoup craignent une résurgence de l’inflation. Mais de quelle monétisation parle-t-on ? Et faut-il vraiment craindre un effet inflationniste ?

Pour tenter de répondre à ces questions, il convient dans un premier temps de déterminer si le rachat massif de dettes publiques, qui créée de la base monétaire, se transforme effectivement en création de monnaie. Quand on parle de monétisation de la dette, il faut bien distinguer base monétaire et masse monétaire. Les banques centrales se sont engagés à mener d’importants rachats de dettes publiques sur les marchés financiers afin de maintenir les taux longs à un bas niveau, élément déterminant du coût de financement des investissements, et garant de la soutenabilité des dettes publiques.

Comme il leur est interdit d’acheter la dette publique directement quand elle est émise sur le marché primaire, les banques centrales rachètent aux investisseurs les titres émis sur le marché secondaire de la dette. On parle ainsi de monétisation de la dette publique, dans la mesure où les banques centrales rachètent ces titres en créant ex nihilo de la monnaie de base, ou base monétaire…

Dernières actualités

En voir plus